Régicides

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Notion de régicides

Littéralement , ce sont ceux qui veulent tuer le roi. Souvent plus « illuminés » que produits d’une théorie aboutie comme l'est le monarchomaque par exemple, les régicides n’ont d’autre ambition que de tuer sans proposer un systéme politique de remplacement.

Une mort dans d’effroyables tourments

La sanction qui frappe le régicide en France ne peut être qu’à la hauteur de son forfait. L’assassin du représentant de Dieu sur terre, celui qui avait reçu le Sacre, qualifié de hutième sacrement , subissait ainsi les tourments de l’écartélement à quatre chevaux, les membres attaché à quatre poteaux, les jointures entaillées afin de faciliter l’arrachement des membres….

Régicides et rois de France

  • Jacques Clément (1567-1589), moine dominicain ligueur de 22 ans , assassin d’Henri III le 1 er août 1589 , blessé par le roi, achevé par les gardes du roi et défenestré après son forfait- mais néanmoins écartelé post-mortem pour l'exemple . Son cousin Henri de Navarre lui succède sous le nom d'Henri IV.
  • Son complice , François Bourgoing, lui aussi dominicain, et arrêté en novembre 1589 pour avoir nottament célébrer en chaire "l'action héroïque et le glorieux martyre" de son confrère.
  • Pierre Barrière, bâtelier puis soldat, arrêté le 27 août 1593 avant d'avoir pû tuer Henri IV.
  • François Ravaillac (1577-1610) – Assassin d’ Henri IV, le 14 mai 1610 , rue de la Ferronerie à Paris
Plaque marquant le lieu où fut assassiné le roi Henri IV.
  • Jean Châtel (1575- 1594) fils d'un marchand de draps qui n’avait pourtant « que » blssé le même roi le 27 décembre 1594.

Notons que Barrière, Ravaillac et Châtel pourraient sans doute aussi relever des monarchomaques tant ils avaient le sentiment qu'un roi de France de confession protestante, à l'époque, ne pouvait qu'être étranger à la tradition française;

  • Robert François Damiens ( 1715- 1757 ) qui avait porté un coup certes amorti par les vêtements, c’était l’hiver, 5 janvier 1757, mais qui avait bien comme objectif de tuer le monarque ( le roi Louis XV).

La condamnation collective de régicides au banissement (exil) par la loi du 12 janvier 1816.

Au prix d'un glissement sémantique du mot régicide, vertement condamné par les républicains, est instaurée une sanction inédite , et pour cause, par le roi Louis XVIII à l'encontre des conventionnels ayant voté la mort de son frère le roi louis XVI le 15 janvier 1793. Ceux qui vivaient encore en 1815 durent ( sauf exception explicitée dans le lien ci-dessous) quitter la France . Cette sanction fut levée par le roi Louis-Philippe amené sur le trône par la révolution de 1830.

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