La Revue universelle (1920-1944)

De SYLMpedia
La Revue universelle
La Revue universelle (1920-1944) est un périodique français fondé par Jacques Bainville (directeur) et Henri Massis (rédacteur en chef), à la suite de la publication du manifeste « Pour un parti de l'intelligence » dans Le Figaro du 19 juillet 1919. La revue avait pour programme: « Rassembler tout ce qui, dans le monde, prend parti contre la destruction, fortifier et étendre les relations entre les groupes dévoués à la cause de l'esprit ».

Il s'agissait d'une revue nationaliste, royaliste et catholique dont la ligne éditoriale était d'Action française. La Revue universelle s'intéressait particulièrement à la politique étrangère.

En plus de ses deux fondateurs, la revue avait pour principaux collaborateurs: Jacques Maritain (début des années 20), Charles Maurras, Maurice Vaussard et Henri Gouhier.

Durant les années 30, La Revue universelle marque un certain soutien aux régimes autoritaires et notamment à António de Oliveira Salazar (en particulier sous la plume de Massis). Elle mène, en revanche, dès 1930, dans le sillage de l'Action française, une campagne permanente contre le réarmement allemand, la renaissance du Germanisme et l'apparition du nazisme. Elle figure parmi les premières publications importantes à avoir dénoncé dès l'origine les menaces de l'hitlérisme et l'impréparation des démocraties face à un conflit inévitable avec l'Allemagne.

Après la mort de Bainville (1936), elle se situe dans une dépendance intellectuelle de plus en plus étroite avec l'Action française, et relaie les campagnes du mouvement royaliste en faveur de l'occupation préventive de la Rhénanie, de l'alliance avec l'Italie et d'une politique continue de réarmement. Fortement ébranlé par la défaite française, elle s'installe à Vichy à partir de 1940 et s'oppose à la fois au gaullisme et au collaborationisme ; elle s'aligne de fait sur les positions de l'Etat français.

La Revue universelle disparaît en 1944.

Postérité

En 1974, un autre titre royaliste reprendra un titre s'en inspirant, La Revue universelle des faits et des idées.

En 2005, un nouveau titre Nouvelle Revue Universelle