Abbé Augustin Barruel

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L’on ne saurait mieux qualifier l’Abbé Barruel (1741-1820) et ses travaux qu’en le considérant, après beaucoup d’autres, comme un des « Maîtres de la Contre révolution ». De lui, les royalistes ont sans doute beaucoup à apprendre même si l’ensemble des travaux de ce contre-révolutionnaire a été mis sous le boisseau

Naissance dans une famille noble

Augustin Barruel vit le jour à Villeneuve–de-Berg (en Vivarais, Ardéche actuelle) le 2 octobre 1741. Son pére,d’une brance cadette des Barruel, déjà notabilité locale, avait acquis la noblesse par l’achat de l’office anoblissant de Secrétaire du roi en la Chancellerie près le Parlement de Grenoble.

Un début de carrière (1774-1789) non loin des marches du trône

1774-1777. Précepteur des enfants du prince Xavier de Saxe, oncle maternel du roi Louis XVI 1777-1789 . Aumônier de la princesse de Conti

Un des fondateurs de la théorie du complot

Tout est annoncé dans le discours préliminaire aux « mémoires pour servir à l’histoire…  ». « Leur secte ( celle des jacobins) et leurs conspirations ne sont en elles-mêmes que l’ensemble, la coalition d’une triple secte, d’une triple conspiration( NDLRB. Les philosophes, La Franc-Maçonnerie, les Illuminés) dans lesquelles, longtemps avant la Révolution, se tramèrent er se trament encore la ruine de l’autel, celle du trône, et enfin celle de toute la société civile ».

Abbé Augustin Barruel

Une vie qui témoigne pour son œuvre

Il est des vies qui contredisent des œuvres et d’autres qui les valident ; Ne dit-on pas que l’on juge l’arbre à ses fruits ? Souhaitant être membre de la Compagnie de Jésus, ce qu’il finit par être, Barruel vit ses projets contrariés par la dissolution de cette société par le roi Louis XV le 26 novembre 1764. Prenant la route de l’exil, il connut la Boh^me où il fut ordonné prêtre, puis la Moravie, l’Autriche, pays où observant les fondements d’une irréligion grandisante ; il posa les fondements de sa théorie. De retour en France (1774) il proposa ses service à Fréron ( l’Année littéraire) dont on connaît toute la haine que Voltaire lui porta : «  L’autre jour , dans un vallon /un serpent mordit Jean Fréron/ Que croyez- vous qu’il arrivat / Ce fut le serpent qui crevat ». Janvier 1788 lui permit de donner sa pleine mesure en assurant rédaction et dir ection du Journal ecclésiastique. Il ne fallut rien moins que les événements du 10 aout 1792 pour le contraindre à se cache rpuis à s’exiler pour Londres. La relative pacification opérée par Bonaparte lui permit le retour enFrance en 1802. L’abbé écrivait toujours et n’échappa que de justesse à l’arrestation par la police impériale notamment lors des cent jours. Les derniéres de sa vie, alors qu’il écrivait toujours (entre autres contre l’ex Abbé Grégoire .. devenu Sénateur Impérial !), il put enfin intégrer la Compagnie de Jésus où il prononça ses vœux solennels le 15 octobre 1816.

Bibliographie (Eléments)

  • Ode sur le glorieux avènement de Louis-Auguste au trône, présenté à la Reine, Paris, Valade, 1774 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5468117q
  • Histoire du Clergé pendant la Révolution (1793)
  • Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798)

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