Mouvement du renouveau serbe : Différence entre versions

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Mouvement monarchiste né, le 14 Mars 1990, d’une scission opérée lors du premier congrès de son parti, il réclame la restauration de la monarchie abolie en 1945. Il a été membre de diverses coalitions gouvernementales et a permis triomphalement à la famille royale des Karađorđević de revenir en 1990-1991 en Yougoslavie. Il demeure un mouvement phare du [[Royalisme serbe]].
 
Mouvement monarchiste né, le 14 Mars 1990, d’une scission opérée lors du premier congrès de son parti, il réclame la restauration de la monarchie abolie en 1945. Il a été membre de diverses coalitions gouvernementales et a permis triomphalement à la famille royale des Karađorđević de revenir en 1990-1991 en Yougoslavie. Il demeure un mouvement phare du [[Royalisme serbe]].

Version du 4 avril 2017 à 11:31

Le Mouvement du renouveau serbe (en cours de ré-écriture)

Mouvement monarchiste né, le 14 Mars 1990, d’une scission opérée lors du premier congrès de son parti, il réclame la restauration de la monarchie abolie en 1945. Il a été membre de diverses coalitions gouvernementales et a permis triomphalement à la famille royale des Karađorđević de revenir en 1990-1991 en Yougoslavie. Il demeure un mouvement phare du Royalisme serbe.

Le renouveau du monarchisme en Serbie

Le 6 janvier 1990, alors que la Yougoslavie titiste connaît les premières pâleurs de son étoile rouge, l'écrivain et journaliste Vuk Draskoviç (né en 1946), un ancien membre du Parti Communiste et Mirko Jović (né en 1959, futur leader de la milice des Aigles blancs) fondent le mouvement du renouveau serbe (Српска народна обнова). Mais rapidement des tensions éclatent au sein du parti. Lors du premier congrès du parti, le 8 juin 1990, l'aile la plus dure du parti royaliste accuse Vuk Draskoviç de compromis avec les «ennemis historiques de la Serbie». Peu après la première participation du mouvement aux élections du 9 décembre 1990 avec un programme volontairement nationaliste afin de lutter contre «l'extrémisme anti-yougoslave et anti-serbe en Croatie» , les désaccords entre les cadres deviennent publiques.

C'est la scission en février 1991 avec d'un côté, la création du Parti radical serbe (SRS)( fusion du Mouvement tchetnik serbe de Vojislav Šešelj et du Parti radical national) et de l'autre, celui Mouvement du Renouveau Serbe (ou Srpski Pokret Obnove/Српски покрет обнове- SPO)dont Vuk Draskoviç prend la tête. Le premier accusant le second de compromis avec les «ennemis historiques de la Serbie».

Logo du SPO

Vuk Draskoviç affiche très rapidemment les orientations de son nouveau mouvement. Il entend rendre à la Yougoslavie son identité nationale à travers son système monarchique tout en intégrant l'Union européenne. Le pays est en proie à la guerre civile et la désintégration de ses frontières. Chaque province proclame son indépendance les unes après les autres (Croatie, Bosnie-Herzegovine, Macédoine et Slovénie). Se positionnant dans l’opposition au régime du Président Slobodan Miloseviç (1941- 2006, Président de la Yougoslavie/serbie de 1989 à 2000), le SPO organise le retour de la famille royale en 1991. Des dizaines de milliers de serbes acclament à Belgrade le Prince Alexandre II et ses enfants.

Les monarchistes organisent uen massive manifestations le 9 mars 1991 et de dénoncer les interventions armées de la Serbie dans les autres provinces qui proclament leur indépendance. Vuk Draskoviç fait alors l'objet de tentatives de déstabilisation de la part du régime qui le brocarde régulièrement à la télévision nationale. Lors de l'élection présidentielle, Vuk Draskoviç était second avec 16.40% des suffrages (soit 824 674 voix) et 15.79% aux élections législatives (794 789 voix). Assez pour inquiéter le gouvernement de Miloseviç qui cherchait à le faire arrêter. La manifestation tourne à l'émeute, la police charge les manifestants avec violence (2 morts). Vuk Draskoviç est arrêté mais devant l'ampleur des manifestations, le gouvernement doit le libérer quelques jours après.

Du 28 juin au 5 juillet 1992, avec le Parti démocratique de Serbie et le Parti libéral serbe, le SPO organise des manifestations devant le parlement afin de forcer le gouvernement à se démettre. Devant des centaines de milliers de personnes qui conspuent le nom du président Slobodan Miloseviç, Vuk Draskoviç, le prince Alexandre II de Serbie ou le Patriarche orthodoxe prendront la parole. Le gouvernement ne cédera pourtant pas. Au cours du mois de juin des affrontements, entre des députés du Parti radical serbe (SRS) et du SPO au sein du parlement, jettent les monarchistes dans la rue. Ces derniers accusant ceux du SRS d’être des fascistes. La manifestation dégénère en émeute et en affrontements avec la police. Vuk Draskoviç est arrêté (avec 131 personnes) et battu avec son épouse par les policiers. Le leader du SPO est embastillé jusqu’au 9 juillet avec son épouse, avant être libéré grâce à la pression internationale (notamment de la Russie, de la France et de la Grèce).

Au début de 1999, le SPO accepte de rejoindre le gouvernement yougoslave et Drašković obtient le poste de vice-premier ministre. Il participe à la délégation serbe à la Conférence de Rambouillet (février-mars), dont l’échec force les monarchistes à appeler le gouvernement à se rendre aux forces alliées. Et lorsque l’OTAN décide de cibler certains sites stratégiques de la capitale Belgrade entre le 14 mars et le 10 juin 1999, tuant plus de 500 personnes, l’opposition serbe mobilise plus de 40000 personnes. Parmi eux, les monarchistes

Le SPO restera pourtant divisé sur la conduite à avoir alors que les manifestations sont réprimées violemment. Vuk Draskoviç fait l’objet d’une tentative d’assassinat le 3 octobre 1999, visiblement orchestré par le gouvernement de Milosevic et qui coûtera la vie à 4 royalistes. Une deuxième tentative aura lieu le 15 juin 2000 sans plus de succès alors que se profilent les premières manifestations qui vont contribuer à la chute du régime de Miloseviç en octobre 2000. Les monarchistes participent d’autant plus à cette chute qu’en mai 1999, le petit-fils du général Dragoljub Mihailovic , commandant de l'Armée royale dans la patrie et le chef du mouvement Tchetnik pendant la Seconde Guerre mondiale, le royaliste Vojislav Mihailovic (né en 1951) avait été élu maire de Belgrade.

Pourtant le SPO n’arrive pas à reporter les espoirs des serbes sur ces couleurs qui lui préféreront une autre figure nationaliste Vojislav Koštunica. Les élections législatives qui suivront seront un désastre pour les monarchistes qui perdent leurs représentations parlementaires.

Résultats électoraux depuis 1992

Parti monarchiste implanté en Yougoslavie/ Serbie , le mouvement du renouveau serbe participe depuis la chute du communisme à la vie politique du pays. Lors des élections législatives, les monarchistes ont pris la décision de s’allier à diverses coalitions. Ainsi en 1992 et 2000, le SPO s’allie avec le Parti démocratique serbe, en 1993 avec le parti de la Nouvelle Démocratie et Alliance Civique, en 2003 avec la Coalition de la Nouvelle Serbie (ce qui lui permet de revenir siéger au parlement) et en 2008 avec le Parti Pour Une Serbie Européenne.

Ces alliances tactiques lui permettent de s’assurer des sièges au parlement et dans les différents gouvernements qui se succèdent (comme 1999 à 2007, le poste de Ministre des Affaires Etrangères de Yougoslavie, celui de Vice Premier Ministre de Yougoslavie en 1999 ou le ministère de la diaspora de 2008 à 2012 ).

Année Votes % Elus Statut Alliances
1990 794,789 15.79% 19 Opposition SPO
1992 797.831 16.89% 30 Coalition SPO/Mouvement démocratique de Serbie
1993 715,564 16.64% 37 Coalition SPO/Mouvement démocratique de Serbie
1997 793,988 19.18% 45 Opposition SPO
2000 141,296 3.77% 0 Opposition SPO
2003 293,082 7.66% 13 Coalition SPO/Nouvelle Serbie
2007 227,580 3.33% 0 Opposition SPO
2008 1,590,200 38.42% 4 Coalition SPO/Pour une Serbie européenne
2012 255,546 6.53% 4 Opposition/Coalition SPO
2013 1,736,920 48.35% 5 Opposition/Coalition SPO/ Coalition Renouvellement
2016 1,823,147 48.25% 3 Opposition/Coalition SPO/Parti progressiste serbe

De nouvelles scissions

Le SPO décide de participer aux élections présidentielles du 7 décembre 1997. Vuk Draskoviç n’arrive que 3ème avec 15, 42 % soit 587 776 voix. Cette défaite devant Vojislav Šešelj, arrivé 2ème de l’élection, provoque une nouvelle dissidence. Des cadres du parti quittent le SPO et fondent le 10 août 1998; le mouvement « Nouvelle Serbie » (Нова Србија) avec sa tête, Velimir Ilić alors maire de sa ville natale de Čačak . Le programme est à la fois monarchiste, europhile et nationaliste. Ce n’est qu’aux élections législatives serbes de 2003, que Nouvelle Serbie renoue avec le Mouvement Renouveau de la Serbie (SPO). La coalition formée remporte 7,7 % des suffrages et 22 sièges, dont 9 alloués à son parti. Ce qui permettra aux monarchistes de former un groupe parlementaire. Velimir Ilić est depuis juillet 2012 Ministre serbe des Travaux publics et de l'Urbanisme après avoir occupé celui des investissements et infrastructures de 2004 à 2008. En 2001, lors d’une interview, il avait déclaré que «le retour d’une la monarchie moderne ne pouvait qu’accélérer le développement et le processus de réconciliation en Serbie ».

En décembre 2003, il tente de se présenter à la présidentielle , fort de son aura obtenue durant la révolution de 2000 mais n’obtient que 9% des voix. Une deuxième tentative en janvier 2008, n’aura pas plus de succès.

Lors des législatives anticipées qui ont lieu le 11 juin 2008. Nouvelle Serbie s'associe avec le Parti démocratique de Serbie et envoie 9 députés sur les 30 élus de l'alliance. En 2012, son alliance avec la coalition « Donnons de l'élan à la Serbie », emmenée par le président Tomislav Nikolić, (Parti progressiste serbe-SNS) lui permet de maintenir un groupe parlementaire de 8 députés.

En 2005, le SPO est victime d’une nouvelle scission. Sur 13 députés, 9 claquent la porte du parti dont Veroljub Stevaioviç (né en 1946) et de Vojislav Mihaïloviç (né en 1951) qui créent le Mouvement Démocratique du Renouveau Serbe (Srpski Demokratski Pokret Obnove). Cependant ce sera un échec. Si le SDPO obtient 2 députés en 2008 (sans étiquettes), il échoue à se faire enregistrer comme mouvement politique et doit se dissoudre en 2010.

Depuis sa création, le parti royaliste a connu plusieurs départs comme en 2004 avec Veroljub Stevanovic , l'ancien maire de Kragujevac (1996 à 2000 et de 2004 à 2014, ancien vice - président du Mouvement du renouveau serbe et du Gouvernement de la République de Serbie en 2000) ou Vojislav Mihailovic ancien président du Mouvement du Renouveau démocratique serbe et ancien président de l'Assemblée de Belgrade voir des expulsions comme avec les ministres de la diaspora et des droits de l’homme en 2012.

Etat du Mouvement du Renouveau Serbe depuis 2014

Vuk Draskoviç

Vuk Draskoviç demeure actuellement toujours le leader du SPO. Le mouvement royaliste reste une force qui s’est nénamoins affaiblie dans l’espace politique serbe. Contraints à faire de multiples accords au sein des différentes coalitions pour exister, le parti monarchiste n’a pu envoyer que 5 députés/250 aux élections de 2014. Il a formé un groupe parlementaire avec le Parti démocrate-chrétien de Serbie (DHSS).

Lors des élections de 2016, le SPO a apporté son soutien au Premier ministre Aleksandar Vučić

Le SPO est membre de la Conférence monarchiste internationale.

Liens externes

  • [1] : Site du SPO (Se.)
  • [2] : Site de la Maison Royale de Serbie (Angl.)
  • [3] : ancien site du Mouvement Démocratique du Renouveau Serbe (Se)
  • [4]: groupe Facebook du SPO (Se.)
  • [5] : Interview de Vuk Draskovic (Fr.) 14/12/1996
  • [6]: Alliance du parti libéral et du SPO (2012, Angl.)
  • [7] : Groupe parlementaire formé en 2014 (Angl.)