Fédération des unions royalistes de France

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La Fédération des unions royalistes de France (FURF) fut une organisation royaliste française active de 1972 à 1981.

Fédération des unions royalistes de France voit officiellement le jour le 5 juin 1972. Il s’agit d’une réaction des sections, unions et fédérations régionales de la Restauration Nationale face à l'impossibilité de réformer le mouvement, du fait de l'opposition du secrétaire-général Pierre Juhel, après la scission, l’année précédente, de la Nouvelle action française de Bertrand Renouvin.

Elle fut créée, le 2 juin 1972 (mais l'annonce ne fut faite officiellement que le 5), lors d'une réunion des Comités directeurs d'Action française par messieurs : Guy Rérolle (président de ceux-ci), Marcel Borius, Pierre Chauvet, Gérard de Gubernatis, Maurice de Lansaye, Jacques Maurras, Georges Mollard et Guy Réal del Sarte.

Sous l'égide de l'Union royaliste provençale, grande réunion de la FURF aux Baux-de-Provence en 1973. A la tribune:Michel de Saint-Pierre
Cette scission fut particulièrement douloureuse pour la Restauration nationale puisqu’elle entraîna avec elle les gros bataillons militants de l’Union royaliste provençale (URP) et des unions royalistes de Bourgogne, Bretagne, Touraine, Lorraine, Languedoc-Midi-Pyrénées, etc.

Placée sous la présidence très nominale du président de l’Union royaliste de Bourgogne, Guy Rérolle, la FURF fonctionnait comme une confédération laissant une très large indépendance aux unions qui la constituaient, chacune développant ses propres manifestations, sa propre presse (L'Ordre provençal pour l’Union royaliste provençale, l'Union nationale du Midi pour l'Union royaliste Languedoc-Méditerranée, Ouest-Tradition pour l'Union royaliste Bretagne Vendée militaire, Réaction française de l'Union royaliste de la région lyonnaise, Aspect du nationalisme de l'Union royaliste Midi-Pyrénées, Action-Sud du Centre régional d'Action française Drôme-Ardèche dont Gustave Thibon assurait la direction, Pays réel de l'Union royaliste du Centre, Loire et Maine de l'Union royaliste Maine-Anjou-Touraine, l’Action bourguignonne de l'Union royaliste de Bourgogne, Province d'Alsace de l'Alliance monarchique alsacienne, etc) et ses propres initiatives (ainsi l’Union royaliste provençale soutint, en 1974, Bertrand Renouvin lors de sa campagne présidentielle).

Cette dispersion contribuant à l'affaiblissement de la FURF, les unions royalistes du Sud décidèrent, en 1977, de saborder leur presse afin de créer un mensuel à vocation nationale, Je suis Français, dont les signatures les plus connues furent Pierre Debray, Christian Perroux et Jacques Ploncard d'Assac.

Mais, la FURF rencontre rapidement les limites de sa propre action, notamment à cause de son absence d’implantation parisienne.

La FURF fusionne donc avec un groupe dissident de la Nouvelle action française, le COPCOR (Comité pour la Coordination des Opérations Royalistes), fusion qui donne naissance, le 21 octobre 1979, au Mouvement Royaliste Français (MRF) dont la direction sera assurée par Fabrice O’Driscoll. Mais les divergences profondes entre les deux groupes font que la fusion échoue et que la FURF finit par se dissoudre en rejoignant la Restauration nationale en 1981.

Au final l'aventure de la FURF aura durablement "cassé" la rigidité centralisatrice qui avait dominé l'organisation de l'Action française depuis sa fondation.