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<big>''Mort de Josias prince de Waldeck-et-Pyrmont
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Gotha et croix gammée''<big>
''Gotha et croix gammée''


1967. « Son Altesse Sérénissime Josias, par la grâce de Dieu prince de Waldeck-et-Pyrmont, comte de Rappolstein, seigneur de Hohenack et Geroldseck aux Vosges, et autres seigneuries », s’éteint dans son château de Schaumbourg, ce 30 novembre 1965. Nazi de la première heure, Josias de Waldeck-et-Pyrmont avait toute la confiance d’Hitler. Il a supervisé le camp de concentration de Buchenwald et fini la guerre comme général de la Waffen-SS, haut-commissaire dans la France occupée. Condamné à perpétuité par une cour américaine en août 1947, il verra sa peine commuée en vingt années de détention, avant d’être libéré de la prison de Landsberg dès le mois de décembre 1950, pour raisons de santé.  
1967. « Son Altesse Sérénissime Josias, par la grâce de Dieu prince de Waldeck-et-Pyrmont, comte de Rappolstein, seigneur de Hohenack et Geroldseck aux Vosges, et autres seigneuries », s’éteint dans son château de Schaumbourg, ce 30 novembre 1965. Nazi de la première heure, Josias de Waldeck-et-Pyrmont avait toute la confiance d’Hitler. Il a supervisé le camp de concentration de Buchenwald et fini la guerre comme général de la Waffen-SS, haut-commissaire dans la France occupée. Condamné à perpétuité par une cour américaine en août 1947, il verra sa peine commuée en vingt années de détention, avant d’être libéré de la prison de Landsberg dès le mois de décembre 1950, pour raisons de santé.  

Version du 30 novembre 2020 à 21:25

Mort de Josias prince de Waldeck-et-Pyrmont Gotha et croix gammée

1967. « Son Altesse Sérénissime Josias, par la grâce de Dieu prince de Waldeck-et-Pyrmont, comte de Rappolstein, seigneur de Hohenack et Geroldseck aux Vosges, et autres seigneuries », s’éteint dans son château de Schaumbourg, ce 30 novembre 1965. Nazi de la première heure, Josias de Waldeck-et-Pyrmont avait toute la confiance d’Hitler. Il a supervisé le camp de concentration de Buchenwald et fini la guerre comme général de la Waffen-SS, haut-commissaire dans la France occupée. Condamné à perpétuité par une cour américaine en août 1947, il verra sa peine commuée en vingt années de détention, avant d’être libéré de la prison de Landsberg dès le mois de décembre 1950, pour raisons de santé. Comme d’autres dynasties allemandes, les Waldeck-Pyrmont font remonter leurs origines jusqu’à Witikin, le fameux roi saxon vaincu par Charlemagne. Leurs plus vieux ancêtres connus étaient comtes de Schwalenberg, au XIIe siècle. En acquérant le château de Waldeck, à l’ouest de Cassel, ils jetteront les bases d’un comté du Saint-Empire, fief de l’électorat de Mayence, réuni par héritage au comté de Pyrmont en 1631. Georges-Frédéric de Waldeck s’illustrera sur maints champs de bataille, avant d’être nommé capitaine général des Provinces-Unies par Guillaume d’Orange. En 1712, son petit-cousin, héritier des domaines familiaux, reçoit de l’empereur Charles VI le titre de prince du Saint-Empire. L’indépendance du Waldeck-et-Pyrmont est confirmé par le congrès de Vienne, en 1815, même si la Prusse finira par assurer l’administration de la petite principauté. Le dernier prince régnant, Frédéric – père de Josias – avait pour sœur Emma, régente des Pays-Bas et mère de la reine Wilhelmine.


[[1]] Extrait de Petites histoires du quotidien des rois, automne" aux éditions VA Press, 2017.