Jean Méningaud

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Jean Méningaud (1917-1990), avocat en Algérie, devenu royaliste en 1957. Porte-parole des insurgés dans l’affaire des Barricades puis membre de l’OAS.

1957 – Camp MRDS à Calas – Jean Méningaud en train de faire une conférence – assis au milieu d’une table : Yves Lemaignen


Sommaire

Biographie

Né en 1917, il devient avocat à Philippeville (Algérie) (aujourd’hui Skikda) en 1945. Avant la guerre il sera militant pacifiste et sympathisant libertaire. Adhésion à la SFIO. Fait de la Résistance au sein des FTP. (1)

Officier de justice militaire en Algérie au lendemain des troubles de 1945, il avait reçu les félicitations les plus élogieuses de ses chefs.

Après le commencement de la guerre d’Algérie‎ en novembre 1954 et surtout après la sanglante offensive du FLN à Philippeville le 20 août 1955. Méningaud décide de venir en métropole pour plaider la cause de l’Algérie française en donnant des conférences sur le sujet. C’est alors qu’il rencontre la Restauration nationale et son secrétaire général Pierre Juhel qui va lui organiser une série de conférences. Il publie aussi son livre La France à l’heure algérienne.

Ces activités lui vaudront son exclusion de la SFIO en février 1956. Ses contacts avec les royalistes vont le convaincre que la monarchie est souhaitable. Et il adhère à la Restauration nationale en décembre 1956. Participant à l’encadrement des camps de formation des étudiants d’AF (CMRDS) de 1957 à 1959.

Mais après le discours du général de Gaulle le 16 septembre 1959 qui évoque le « droit des Algériens à l'autodétermination », Jean Méningaud retourne en Algérie. Il participe aux journées insurrectionnelles de « La semaine des barricades » (24 janvier au 1er février 1960). Il devient le porte-parole des insurgés. Après l’échec des Barricades, Jean Méningaud devient un clandestin. Il sera jugé par contumace au Procès des Barricades, le 4 octobre 1960 et sera condamné à 7 ans de prison.

Membre de l’OAS dont il sera un temps le trésorier, il échappe à une élimination physique en juillet 1964. Les services secrets ont commis une erreur d’identification qui a conduit à la mort de deux innocents (Affaire Saint-Aubin)(2).

Réfugié en Suisse, il devient avocat à Genève. Collabore au « Nouvelliste et Feuille d’Avis du Valais ».

Après l'amnistie présidentielle en 1968, il s’établit à Collonges-sous-Salève (Haute-Savoie). Il y décède en mai 1990 et y sera inhumé.

Œuvres & publications

La France à l’heure algérienne, préface de Pierre Bearn, Paris Livres, 1956.

Les dix points d’une défense de l’Algérie française, article paru dans l’Almanach d’Action Française de 1960.

Notes et références

Liens internes

CMRDS (1953-1970)

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