Traité de Paris ( 1763)

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  • Le traité de paix de Paris , négocié au nom du roi Louis XV, par le Premier ministre le duc Étienne de Choiseul et signé le 10 février 1763 met un terme à la guerre de Sept Ans qui a commencé dès 1754 sur le continent américain et en août 1756 en Europe. Cette guerre pour origine la volonté de l’Autriche de récupérer la Silésie (aujourd'hui majoritairement en Pologne) perdue lors des conflits précédents et la rivalité franco-britannique en Amérique du Nord.
  • Les mutations territoriales consécutives au traité de Paris ont beau ne concerner ni la France ni l’Europe, elles impliquent pourtant trois pays européens la France, la Grande- Bretagne et l’Espagne, sur quatre continents. En Europe, la France échange Minorque contre Belle-Île. En Amérique du Nord, la Nouvelle France que le roi Georges III d’Angleterre, son nouveau propriétaire, rebaptisera Québec est cédé à la Grande-Bretagne, la Louisiane à l’Espagne (par le traité secret de Fontainebleau du 3 novembre 1762), la France ne conservant que Saint- Pierre-et-Miquelon et un droit de pêche sur Terre-Neuve. Dans les Antilles, la France récupère la Martinique, la Guadeloupe, Sainte-Lucie et Marie-Galante alors que toutes les autres îles deviennent anglaises. En Inde, seuls les comptoirs de Chandernagor, Karikal, Mahé, Pondichéry et Yanaon sont restitués à la France. Enfin, en Afrique, la France perd le Sénégal à l’exception de l’île de Gorée.
  • Si le traité est bien accueilli en France en tant que victoire diplomatique et économique, c’est grâce une campagne d’opinion orchestrée, sous l’influence directe de Voltaire qui, entre 1753 et 1763, s’emploie à démontrer l’inutilité pour la France de conserver les « quelques arpents de neige canadiens », formule promise à un brillant avenir, territoire de faible population qu’il juge improductif et déficitaire. À l’inverse, la récupération des riches et rentables îles à sucre des Antilles apparaît comme une victoire.
  • La réalité est plus complexe pour la France fortement endettée qui sort sérieusement affaiblie de cette guerre avec notamment une marine très diminuée. Enfin, et surtout, le traité de Paris entérine la fin du premier empire colonial français