Renouveau Bonapartiste

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Courant d'opinions politiques se revendiquant d'un bonapartisme rénové adapté aux réalités du XXIe siècle, Renouveau Bonapartiste est un mouvement apparu récemment dans la galaxie bonapartiste. Attaché au dépassement des partis et des clivages, il se refuse à toute situation sur l'échiquier politique, se décrivant comme un mouvement bonapartiste plébiscitaire et professant - sans exclure pour autant l'option républicaine - l'option dynastique du bonapartisme, défendant les droits historiques de la Famille impériale de France et de son chef, le Prince Jean-Christophe Bonaparte, actuel Prince Napoléon.

Historique

Renouveau Bonapartiste est né le 21 décembre 2011 par la mise en ligne du blog éponyme et la publication d'une première profession de foi intitulée Être bonapartiste en 2012. Dans cette première déclaration de principes, il affirme sa vocation de rénovation :

L'aigle violet, symbole de Renouveau Bonapartiste

"Le bonapartisme n'est pas figé, et il peut, il doit, se renouveler sans cesse : en restant fidèle aux idéaux fondateurs que sont les principes de 1789, en s'inspirant de l'action des bonapartistes précédents, et a fortiori celle de nos Empereurs, en s'inspirant aussi des autres idées, sans rejet dogmatique, et de l'action de tous ceux qui ont eu la responsabilité de notre Nation ; mais surtout en s'adaptant, fondamentalement, à l'actualité et au monde dans lequel cette action bonapartiste doit s'inscrire. Le bonapartisme n'est pas une idéologie figée ; le bonapartisme, c'est ce que les bonapartistes sont, c'est ce qu'ils décident d'être, il ne peut se juger que positivement, au sens rhétorique, c'est-à-dire dans ses propositions et ses actions."

Le blog se construit rapidement une audience parmi les militants et sympathisants bonapartistes, s'insérant dans la galaxie de ce vieux mouvement politique français. Décidé à s'y intégrer pleinement, Renouveau Bonapartiste salue la création, le 2 mai 2012, de l'Union Bonapartiste, à laquelle il fait immédiatement acte de candidature. Il intègre cette nouvelle organisation dès le 7 mai suivant, après avoir publié une déclaration fondatrice de son ambition rénovatrice : l'appel du 5 mai 2012.

Désireux de prendre ses responsabilités au sein de la nouvelle structure, Renouveau Bonapartiste avance plusieurs propositions de renforcement de l'unité entre les différentes composantes de la récente Union, rejetées par les autres partenaires. Envisageant une action plus concrète à travers un rapprochement avec la principale force militante du bonapartisme depuis le début des années 2000, Renouveau Bonapartiste se trouve confronté au programme de France Bonapartiste, son partenaire au sein de l'Union, qu'il juge en complète rupture avec ses propres convictions et idéaux. C'est sur la base de ce profond différent programmatique qu'il quitte l'Union Bonapartiste le 15 août 2012 avant de publier une longue et virulente critique en règle du programme politique de son ancien partenaire intitulée Le Chemin de Sedan. Quelques mois après ce litige, Renouveau Bonapartiste se félicitera à travers un communiqué public de la réécriture partielle de ce programme, notamment sur les points soulignés comme les plus scandaleux.

Prince Jean-Christophe Napoléon

Après ce très bref épisode communautaire, Renouveau Bonapartiste reprend sa pleine indépendance et continue la mission qu'il s'est donnée, la rénovation du bonapartisme par la réflexion politique et le débat d'idées, entreprise illustrée - entre autres - par la publication d'une seconde profession de foi, plus développée que la première, ou encore par celle d'un manifeste en six affirmations.

Il s'affirme au fil des mois comme un mouvement opposé à toute dissolution potentielle de l'idée napoléonienne dans une dynamique plus vaste qui ne se revendiquerait pas clairement bonapartiste, s'opposant notamment au rapprochement désiré par certains sympathisants napoléoniens avec Nicolas Dupont-Aignan dont il salue la justesse des convictions mais condamne la réalité de ses discours. Il s'oppose également avec détermination à toute récupération du bonapartisme que ce soit par le courant sarkozyste de la Droite française ou, plus encore, par le Front National.

A côté de ces activités consacrées à la réflexion politique et au commentaire de l'actualité, Renouveau Bonapartiste s'investit également dans la défense de la mémoire napoléonienne, publiant très régulièrement des articles à la gloire de nos Empereurs ou d'autres membres de la Famille impériale, ou de divers personnages des épopées napoléoniennes. A l'occasion du bicentenaire de la chute finale du Premier Empire, à l'été 2015, il a notamment proposé sur plusieurs semaines tout un cycle de commémorations alliant mémoire napoléonienne et perspectives bonapartistes : le cycle commémoratif 1815|2015.

Continuant de vivre sous la seule forme d'un blog, dont les articles sont relayés par une page Facebook (et, de manière nettement moins active, par un compte Twitter), Renouveau Bonapartiste - malgré les appels récurrents de ses sympathisants - continue de refuser sa structuration en mouvement politique militant, estimant que l'heure n'a pas encore sonné d'entrer dans ce nouveau temps politique.

Il est actuellement difficile de chiffrer le nombre d'adhérents et de sympathisants de ce mouvement bien que l'on estime celui-ci à un millier de membres.

Synthèse de sa pensée politique générale

La pensée politique de Renouveau Bonapartiste est exposée dans de nombreux articles du blog, notamment dans son manifeste en six affirmations. Pour synthétiser le néo-bonapartisme défendu par ce courant on peut affirmer qu'il s'agit d'un bonapartisme dynastique, plébiscitaire, souverainiste, progressiste et moderne.

Bonapartisme dynastique

Le mouvement porté par Renouveau Bonapartiste n'exclut pas l'option républicaine, renvoyant de toute façon à l'arbitrage du Peuple le choix entre République et Monarchie, mais il défend sans s'en cacher le monarchisme napoléonien, appelant de ses voeux le rétablissement du trône impérial et l'avènement de l'empereur Napoléon IV Jean.

Prince Jean-Christophe Napoléon

A de très nombreuses occasions, il défend le modèle monarchique, perçu comme garantie la plus efficace possible en termes de démocratie, de stabilité, de dialogue et, principalement, d'unité. Défenseur convaincu de l'option dynastique du bonapartisme, Renouveau Bonapartiste s'attaque également de façon régulière à ce qu'il considère comme les dérives du royalisme français, condamnant aussi bien les errances de l'orléanisme que du légitimisme et désirant un rassemblement des forces monarchistes françaises autour du bonapartisme et du Prince Napoléon. A ses yeux, le discrédit du royalisme fait du bonapartisme le seul avenir possible pour la Monarchie française.

Bonapartisme plébiscitaire

Renouveau Bonapartiste s'attache en priorité à la réforme des institutions, considérée comme la mère de toutes les réformes, indispensable à toute rénovation de la France toute entière. Les institutions actuelles sont considérées comme extrêmement nocives, affaiblissant l'unité de la Nation et la solidarité du Peuple, incapable de d'engendrer la moindre puissance politique. Face à ce constat de défaillances innombrables, le néo-bonapartisme s'affirme dans la pure tradition bonapartiste comme un mouvement plébiscitaire fondant toute institution publique sur la souveraineté du Peuple.

Partisan d'une refonte totale de la démocratie française, Renouveau Bonapartiste défend - schématiquement - la mise en place d'une réelle représentation parlementaire couplée à un exécutif fort incarné par la figure d'un chef du gouvernement n'ayant de comptes à rendre qu'au seul souverain légitime, le Peuple. La grande mesure institutionnelle défendue par Renouveau Bonapartiste est l'instauration d'un plébiscite gouvernemental qui interviendrait au début d'une mandature, le Peuple attribuant - ou non - sa confiance au chef du gouvernement. Cette logique plébiscitaire se retrouve ensuite dans toutes les dimensions de la vie publique, le Peuple s'affirmant toujours comme l'arbitre suprême de la vie politique nationale.

Bonapartisme souverainiste

Farouchement opposé à l'état actuel du projet européen, Renouveau Bonapartiste se refuse à embrasser les théories europhobes ou anti-européennes ; mouvement sincèrement eurosceptique, vis-à-vis de l'Europe actuelle, le néo-bonapartisme n'en est pas moins un mouvement pro-européen. Opposant déterminé au fédéralisme européen, il est le défenseur d'une alternative confédérale où les Etats-Nations conservent la plénitude de leurs souverainetés tout en vivant la réalité de l'exercice de celles-ci à un niveau partagé où les vieilles souverainetés affaiblies d'hier deviennent des outils de puissance sans commune mesure dans le monde de demain.

Sceptique vis-à-vis de la monnaie unique, Renouveau Bonapartiste aurait été plus favorable à une monnaie unique. Au niveau des frontières de l'Europe, il appelle à une diminution du nombre des Etats, et sur le plan institutionnel il se fait l'inlassable avocat d'une Europe libérée de ses technocrates et ne vivant que par la volonté démocratiquement exprimé de peuples constituants inaliénablement libres.

Le roi et la Reine de Belgique aux côtés des Princes Napoléons aux commémorations de Waterloo en 2015
Bonapartisme progressiste et moderne

Ennemi acharné de toute réaction et se revendiquant inlassablement de la tradition de l'empereur Napoléon III, Renouveau Bonapartiste rejette toute idée de retour en arrière, de revanchisme ou de discours politiques renvoyant exclusivement au passé. Conscient de l'évolution du monde et des individus qui le peuplent, le néo-bonapartisme cherche à concilier le respect de principes fondateurs, issus du patrimoine chrétien de la Nation et des idées de la Révolution, avec les réalités du temps présent, cherchant toujours à promouvoir le progrès, la justice et la solidarité, vertus fondées non sur des dogmes ou des a priori mais sur le libre examen du présent et l'usage démocratique de la raison citoyenne.

Ce progressisme rationnel, conscient du présent aussi bien que des principes fondateurs de la société, est indissociable d'un attachement passionnel à l'ordre. Le néo-bonapartisme n'a aucun problème à affirmer que l'ordre fait partie des besoins vitaux d'une société humaine, affirmant que sans ordre il n'y a que l'anarchie, l'injustice, l'inégalité et la violence là où l'ordre permet l'épanouissement d'une prospérité commune où fleurissent la démocratie, la justice, l'égalité et la paix.

Renouveau Bonapartiste peut ainsi reprendre à son compte l'ancienne devise bonapartiste : Ordre et Progrès.

Prises de positions diverses

La liste qui suit n'est qu'un aperçu des prises de positions de Renouveau Bonapartiste depuis sa création. Ainsi cette liste ne comporte pas - entres autres - les propositions formulées dans les articles programmatiques sur l'Europe ou sur les Institutions. Il ne s'agit donc que de quelques exemples et en aucun cas d'un relevé exhaustif.

Election présidentielle de 2012

  • Au premier tour, après avoir étudié les programmes des candidats, Renouveau Bonapartiste s'est publiquement prononcé pour le vote blanc.
  • Au second tour, Renouveau Bonapartiste a appelé ses sympathisants à voter blanc ou, par défaut, à empêcher un second mandat de Nicolas Sarkozy.

Relations internationales et défense

  • Opposé à l'atlantisme et favorable à une défense européenne.
  • Favorable au maintien de la France en Afghanistan (fin 2012).
  • Favorable à une intervention en Syrie (au début du conflit).
  • Favorable à un rééquilibrage des alliances diplomatiques au sein de l'Europe, sans pour autant abandonner l'amitié franco-allemande.
  • Favorable à une restructuration de la Journée Défense et Citoyenneté sans revenir au service militaire.

Société

Institutions

  • Partisan d'une réforme des ordres honorifiques.
  • Opposé à tout usage abusif du référendum.
  • Favorable aux primaires qui redonne aux citoyens un pouvoir accaparé illégitimement par les partis.
  • Opposé au redécoupage des régions tel qu'opéré en 2015.

Mémoire historique

  • Favorable au retour des cendres de Napoléon III, Eugénie et leur fils dans le cadre d'une restauration impériale.
  • Favorable à la réhabilitation de Louis XVI.

Lien externes

  • [1]: Blog du Renouveau bonapartiste
  • [2] : Compte twitter du Renouveau bonapartiste
  • [3]: Page Facebook de Renouveau Bonapartiste