Mouvement monarchiste brésilien

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Mouvement monarchiste brésilien Lors de la chute de l’Empire brésilien, le15 novembre 1889, les partisans de la monarchie brésilienne se rassemblent sous diverses bannières afin de restaurer l’Empereur Pedro II puis après son décès, ses successeurs. Divisés entre partisans des branches Vassouras et de Petropolis , le mouvement monarchiste brésilien, reste encore aujourd’hui une force politique non négligeable au Brésil et est apparu comme une alternative crédible en 1993. Il compterait actuellement environ 20 millions de membres ou de sympathisants pour une population recensée de 201 millions de brésiliens (2013) Il existe plusieurs mouvements monarchistes officiel, Ils ne sont plus représentés au parlement depuis 2003. La chute de l’Empire Soucieux d’être moderne, L’empereur Pedro II signe en 1871, la « loi du ventre libre » qui rendait la liberté aux enfants d’esclaves tout comme sa fille la Régente Isabelle (Pedro II est alors en Europe) qui signera une nouvelle loi le 28 septembre 1885 libérant les esclaves de plus de 60 ans. Le règne de Pedro II a été secoué par de nombreuses insurrections républicaines (République de Braga de 1835 à 1845), une guerre avec l’Argentine (1851- 1852), une autre avec le Paraguay (1864-1870), une sécheresse qui fera plus de 50 000 morts (1877-1879)… Monarque constitutionnel, il a même autorisé la création d’un Parti Républicain en 1870 au Brésil. Ces derniers réclament l’abolition de l’esclavage. La Régente Isabelle accédera à leurs demandes et le 13 mai 1888, signe la Loi d’Or qui libère d’un coup de plume les 700 000 esclaves du pays. Et bien que la grande majorité d’entre eux restera dans les plantations.. faute de savoir où aller et faire de leur liberté. La révolte gronde chez les propriétaires terriens d’autant plus que la monarchie a refusé de compenser financièrement la perte des esclaves. Enfin, il y’a un autre facteur qui ne joue pas en faveur de la dynastie impériale. Il est incarné en la personne du Prince Gaston de Bourbon- Orléans, Comte d’Eu et petit fils du Roi des Français, Louis Philippe Ier. Isabelle est tombée amoureuse de ce prince à qui on le destinait initialement à sa sœur Léopoldine. Le mariage fut célébré avec faste le 15 Octobre 1864 et Isabelle adjoignit le nom d’Orléans à celui des Bragances. Quant à Léopoldine, elle se consola dans les bras du Prince Auguste Louis de Saxe Cobourg Gotha, l’ancien prétendant choisi pour Isabelle. Le Prince Gaston d’Orléans (1842-1922) n’est guère aimé au Brésil. Les planteurs lui reprochent ses points de vue libéraux et les militaires (notamment le populaire Maréchal Manuel Déodoro Da Fonseca (1827-1892)), ses piètres talents d’officier qui ont contribué au désastre de la campagne du Paraguay. . Le Vicomte d’Ouro Petro, Premier Ministre Libéral, lance des réformes nécessaires à la sauvegarde de la monarchie.

En Juin 1889, le Premier ministre et Vicomte Ouro Petro nomme un libéral à la tête de l’Etat Rio Grande Del Sul. Da Fonseca est furieux. Il convoitait le poste. Le 14 Juillet 1889, les Républicains défilent au chant de la Marseillaise. Pierre II décide de  quitter le Palais de Petropolis et revient à Rio de Janeiro. Des rumeurs de coup d’état se font entendre dans la ville. L’Empereur refusera de mettre le pays sous état d’urgence. Mais  15 Novembre 1889, le Maréchal Da Fonseca envahit la salle du Conseil, force Ouro Petro à démissionner avant de proclamer la République des Etats-Unis du Brésil. Deux jours plus tard, l’Empereur et sa famille sont mis de force sur un navire en direction de l’Europe. Da Fonseca qui craignait un soulèvement en faveur de l’Empereur tant il était populaire au Brésil, les avait exfiltré de nuit en urgence. Lâchés par ses principaux soutiens, les planteurs de café et de caoutchouc et l’église, la monarchie brésilienne chutait après 67 ans d’existence. 

Les prétendants au trône impérial du Brésil. Le coup d’état est une surprise pour les partisans de la famille impériale qui s’exile d’abord au Portugal puis en France. Les monarchistes brésiliens se regroupent au sein de l’Union Monarchique. La ville de Bahia est aux mains des monarchistes qui la soulève avec l’appui de la Marine. Enfin, le soulèvement des Canudos, proche des monarchistes, fragilise la jeune république qui vient de voter la nationalisation des biens de la famille impériale. Le Maréchal Da Fonseca, qui songeait finalement à rappeler le souverain, a été à son tour victime d’un coup d’état le 23 Novembre 1891, orchestré par le Maréchal Peixoto (1839-1895) qui met fin à toutes tentatives de restauration de la monarchie (1889-1910, révolte de l’Armada, guerre fédéraliste, révolte monarchiste de Sao Paulo, guerre des canudos …). Avec le décès le 5 décembre 1891 de Pedro II, la « Rédemptrice » Isabelle est désormais Impératrice Titulaire du Brésil. Elle croit fermement en ses chances de restauration. Les monarchistes manifestent régulièrement avec leur slogan : « Au Brésil, ou l’anarchie, ou la monarchie ! ». Les mouvements monarchistes fleurissent à travers tout le pays . En 1895 à Sao Paulo, en 1896 à Rio de Janeiro… Le Los Angeles Times d’octobre 1895 publie même un article affirmant qu’un plan visant à restaurer la monarchie au Brésil avec à sa tête le Prince Pedro de Saxe-Coburg et Gotha.. Ce que l’Ambassade du Brésil s’empressera de démentir traitant le Prince de « lunatique vivant en exil en Autriche ». Les diplomaties étrangères s’opposent d’ailleurs au retour d’Isabelle bien qu’elles reconnaissent que le retour de la monarchie mettrait plus de stabilité au Brésil. De son mariage avec le Comte d’Eu, Isabelle a eu 4 enfants dont Pierre d’Alcantara né le 15 Octobre 1875 et Louis, ne lé 26 Janvier 1878. Les deux Princes ont gardé des contacts avec le mouvement monarchistes. Louis tente par deux fois de débarquer au Brésil (1903 et 1907) pour rallier la cause. La République menace de vaciller. Pierre d’Alcantara est amoureux de la Princesse Elisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz (1875- 1951), issue la petite noblesse tchèque. Pour Isabelle, c’est une mésalliance que ne serait contracté l’héritier de l’empire brésilien. Pierre d’Alcantara va alors renoncer au trône le 30 Octobre 1908 en faveur de son frère Louis. Cinq jours plus tard, Louis épousait la Prince Marie –Pie de Bourbon Siciles (1873- 1978), Pierre prononçait ses vœux à son tour le 14 Novembre.

Le Comte d’Eu n’avait guère eu son mot à dire. Isabelle régentait sa famille comme son devoir d’Impératrice le lui imposait. Gaston d’Orléans supportait mal cette place de consort qui lui était réservé et se souciait uniquement qu’une restauration au trône priva sa descendance de ses droits au trône de France. Il rencontra alors le Duc Philippe d’Orléans, prétendant à la couronne, qui goûta peu aux revendications de son cousin et le lui fit sèchement savoir. Cependant le 26 Avril 1909, le Duc d’Orléans accorda au Comte d’Eu et les Princes de sa famille, le prédicat d’altesse royale et tous les honneurs dus aux Princes de France. A contrario, le Comte d’Eu ne pourrait revendiquer ses droits à la succession de France qu’après l’extinction de tous les Orléans. Un pacte de famille qui aujourd’hui permettrait aux Bragance –Orléans d’être dynastes en France. Louis, Prince du Brésil et de France, ne va pas profiter longtemps de sa nouvelle position d’héritier au trône. Il meurt brutalement le 26 Mars 1920. La famille Impériale va bientôt perdre tour à tour Isabelle, le 14 Novembre 1921 puis le Comte d’Eu, le 28 Août 1922 sur le navire qui ramenait les corps des défunts Pedro II et de son épouse Thérèse vers le Brésil. La loi de bannissement de la famille impériale venait juste d’être abolie par la République (4 septembre 19020 décret n° 4.120) et leurs biens restitués. Le nouveau prétendant, Pierre III Henri d’Orléans et Bragance est né le 13 Septembre 1908. Il est le fils de Louis et il a bien l’intention de retrouver ses droits au trône.


Le retour de la famille impériale au Brésil

La Ière République sombre dans l’anarchie et les gouvernements se succèdent (10 Présidents entre 1894 et 1922). Les monarchistes acclament le retour des corps de la famille impériale. La restauration est possible, certaine même. En 1928 est fondé l’Action Patrianovista brésilienne impériale (ou Centre royaliste de la culture et de la politique sociale pour une nouvelle Patrie) qui dirigera jusqu’en 1972 plus d’une centaine de municipalités. Véritable organisation monarchiste fondée sur le modèle de l’Action française. La révolution et le coup d’état du 24 Octobre 1930 mettront fin à ces espoirs. Depuis 1925, Pierre III Henri est revenu au Brésil. Le dictateur Getulio Vargas a proclamé l’Etat Nouveau. Pour les monarchistes, il fait figure de « Général Monk ». Mais Vargas n’entend pas restaurer l’Empire et préfère conserver le pouvoir pour lui-même. L’héritier au trône se méfie du dictateur et reste neutre. Du moins en apparence. Son cousin, le Prince Jean (1916- 2005), fils cadet de Pierre d’Alcantara réussit grâce à ses relations à entrer dans l’aviation comme officier. Il est membre tout comme son père de l’Action Intégraliste Brésilinne (AIB), un mouvement largement inspiré de l’Action Française et dont la devise, « Dieu, Patrie et Famille », résumait à elle seule la doctrine. L’AIB est un mouvement d’inspiration fasciste qui regroupe nationaliste et monarchistes portant la chemise verte. Il menace le pouvoir de Vargas qui ne supporte pas les défilés de ses Chemises Vertes à Rio de Janeiro et encore moins les menaces de restauration de monarchie qui planent sur le pays. Il prononce sa dissolution le 3 décembre 1937. Dans un message rendu publique le 11 novembre 1936, le Prince Pierre-Henri appelle les mouvements monarchistes à l’unité.

Le 11 Mai 1938, les partisans de l’AIB attaquent le  Palais de la Guanabara et le Ministère de la Marine. Le Prince Jean de Bragance  sera blessé lors de cette attaque qui échouera. L’AIB vient de connaître son « 6 Février 1934 ».  Il fusionnera bientôt en 1945 avec un autre mouvement, les monarchistes ne lui apporteront plus son soutien.

L’Action Patrianovista brésilienne continue ses actions monarchistes jusqu’en 1972 et contrôlera plus d’une centaines de mairies à travers tout le Brésil.

La division dynastique

Vargas se maintiendra au pouvoir jusqu’à son décès le 24 Août 1954. Les monarchistes ont le vent en poupe mais les futurs conflits dynastiques se profilent déjà au sein de la famille impériale. Pierre d’Alcantara, et ses enfants Pierre- Gaston et Françoise, traversent le pays et se battent pour les droits des indiens dans le Mato Grosso. Ses prises de position ne sont pas du goût du Prince Pierre III Henri. D’autant plus que la crise dynastique s’aggrave au décès de Pierre d’Alcantara le 29 Janvier 1940. Son fils Pierre Gaston, âgé alors de 27 ans, revient sur les renonciations au trône de son père et revendique à son tour le trône impérial. Trois auparavant, son père n’avait-il pas déclaré : Quand, il y a beaucoup d’années, j'ai renoncé au trône impérial en faveur de mon frère Dom Luiz, je l'ai fait en caractère personnel, sans accomplir les déterminations des lois brésiliennes, sans préalable consultation à la nation, sans les protocoles nécessaires précédant les actes de cette nature, outre cela, il n’y a pas été, une renonciation héréditaire. Plus tard, en m’entretenant, en Europe et au cours de mes voyages au Brésil, avec quelques royalistes, j’ai constaté que ma renonciation n’est pas valide à cause de plusieurs raisons ; en outre celles-ci que je viens de citer. Les monarchistes sont désormais divisés entre la branche de Vassouras incarnée par Pierre III Henri (en référence à la ville de Vassouras, située dans l'état de Rio de Janeiro où s’est installé le Prince) et la branche de Petropolis, incarnée par le jeune Pierre Gaston. Autant dire qu’il y’ d’un côté un mouvement monarchiste légitimiste, un autre plus orléaniste. Pierre (III ou IV si l’on tient compte de son père) Gaston incarne bien cette mouvance orléaniste. Le 8 Avril 1931, sa sœur Isabelle, de 2 ans sa cadette, a épousé le Comte de Paris Henri de Bourbon-Orléans. Ce mariage est célébré avec faste à Palerme devant des milliers de partisans. L’alliance célébrée entre l’ancien et le nouveau monde. On promet au couple un beau destin. Le Comte de Paris Henri IV d’Orléans croit fermement en ses chances de restauration en France. Pierre Gaston également. Le Prince Pierre III Henri est autant silencieux que le Pierre Gaston prend son rôle très à cœur. Il s’installe dans le cœur des brésiliens qui viendront régulièrement lui présenter leurs hommages au Palais de Petropolis. Il est en France lorsque la guerre éclate. Il rembarque vers le Brésil et espère que le Brésil le rappellera au trône en ces temps troublés. Mais la République est bien installée avec la dictature en place. En 1945 Pierre Gaston abandonne son titre titulaire de Duc de Bragance afin de ne pas gêner le mariage de sa sœur Françoise avec le prétendant migueliste Duarte Nino de Bragance (fils de Michel/Miguel Ier) que la mort en 1932 du Roi Manuel II a fait un unique candidat au trône du Portugal. Les Bragance vivent dans la certitude qu’un membre de la dynastie sera installé prochainement sur un trône. L’Etat Nouveau au Portugal songe à la monarchie, le Comte de Paris tente un retour sur la scène politique après un échec en Algérie française, les monarchistes brésiliens se sont ralliés au nationalisme de Vargas dans l’espoir que celui-ci abandonne le pouvoir à l’héritier du trône. Peu avant l'intervention militaire de 1964, un groupe de hauts militaires (à l'instigation du Maréchal et futur Président Castelo Branco (1897-1967) ?) se rendent la Fazenda Santa Maria ou vit le Prince Dom Pedro Henrique (1909-1981) afin de lui donner l'occasion de devenir empereur au moyen d'un coup d'Etat. Le Prince Dom Pedro Henrique éconduira sèchement les militaires et qu’il ne reviendra au pouvoir que par la volonté populaire et non pas par un putsch.

Le Referendum de 1993

Vain espoir car si la cause monarchiste reste incontournable de la vie politique brésilienne, la dictature verrouille toute tentative de restauration dans le pays. Le retour à la démocratie dans le milieu des années 80, le décès du prince Pierre Henri le 5 Juillet 1980, n’entame pas le combat des monarchistes. Du côté des Vassouras, c’est désormais le Prince Louis- Gaston qui assure la continuité de l’héritage. Né en France en 1938, le Prince parle portugais avec un accent français prononcé. En 1988, le quarantenaire Antônio Henrique Cunha Bueno, député fédéral de São Paulo sous l’étiquette du parti de centre-droit PDS (Partido Democrático Social) publie un ouvrage allant à contre-courant des idées en cours alors que la république brésilienne s’apprête à célébrer son centenaire. Prenant exemple sur la monarchie espagnole, il soutient que la restauration de la monarchie est la seule solution viable pour sortir le pays du chaos institutionnel qui est le sien (en effet, partant du principe que la République était issue d’un coup d’état, elle était de facto illégale). Il lance une pétition dans la foulée visant à l’organisation d’un référendum d’initiative populaire portant sur la forme constitutionnelle du régime. Malgré les difficultés d’une lourde campagne il parvient à réunir le quorum de un million de signatures exigé par la loi, puis à faire approuver par une majorité de députés, le principe de ce référendum .

La corruption a gangréné la République parlementaire et le Brésil réclame une nouvelle constitution. Le pays aura donc le choix entre un vote pour la République ou le retour à la monarchie en 1993 lors d’un référendum. La Comtesse de Paris prendra une part active dans la campagne pour un retour à la monarchie au Brésil. Mais les résultats ne seront pas à la hauteur des espoirs des monarchistes divisés entre les deux branches de la famille impériale. 6 840 551 brésiliens voteront pour la monarchie (soit 13.31%) contre 44 528 920 votants en faveur de la République (87%). Les résultats sont sans appels.

La succession impériale aujourd’hui

Le Prince Pierre Gaston décède le 27 Décembre 2007. Un hommage national lui sera rendu et le Roi d’Espagne accompagnera lui-même le cercueil à sa destination finale. C’est désormais son fils, le Prince Pierre ( V) Charles, né en 1945, qui est à la tête de la branche de Petropolis. En 2008, il déclara à un journal espagnol qu’il était favorable au maintien de la République au Brésil. Cet entretien divise toujours autant les monarchistes qu’il y’a d’interprétations diverses (2014) De son mariage le 2 Septembre 1975 avec Rony Khun de Souza (1938- 1979), il a eu le Prince impérial Pierre- Jacques (Pedro-Tiago) , âgé seulement de deux jours au décès de sa mère.

Contrairement à son père, le Prince Pierre- Jacques est proche des milieux monarchistes et dirige le Parti de la Vraie Démocratie né d’une fusion des mouvements monarchistes  le 9 Juillet 2007 et très implanté dans la vie politique du Brésil.  

Célibataire endurci comme son aîné, C’est le Prince Bertrand (né en 1941), frère de Louis Gaston, qui est l’actuel héritier de la branche des Vassouras. A son décès, ce sera leur troisième frère le Prince héritier Antoine (né en 1950) qui assumera la difficile charge de l’héritage impérial. Contrairement à ses aînés, le Prince a épousé la Princesse Christine de Ligne dont il aura 4 enfants. Son fils aîné, Pierre Louis décèdera tragiquement à 26 ans le 1er Juin 2009 dans le crash aérien du vol Air France 447 Rio- Paris. Il avait accompagné son père lors de la campagne en faveur de la restauration en 1993 et était devenu en 1999 le Président du Mouvement de la Jeunesse Royaliste Brésilienne. Il représentait les espoirs les plus sérieux de la Branche Vassouras. C’est aujourd’hui sur les épaules de son frère, Raphaël de 4 ans son cadet, que repose la légitimité impériale.

Les mouvements monarchistes brésiliens

Après l’échec du référendum de 1993, le mouvement monarchiste doit se reconstruire. Chacun des prétendants accusant l’autre de l’échec. En 2003, Antonio Da Cunha se retire du parlement et avec le décès de Pierre IV Gaston d’Orléans, c’est la branche Vassouras qui va occuper le champ dynastique. En 2005, un sondage affirme que 21% des Brésiliens seraient prêts à accepter le retour de la monarchie. L’idée monarchiste apparaît encore comme loin d’être la solution pour les brésiliens. Au cours de l'année 2007 le Parti républicain brésilien a organisé une série de programmes et de publicités (TV et radio) vantant les qualités de la république mettant un pointavec un acharnement assez curieux sur tous les défauts de la monarchie. En 2008, on retrouve aux côtés du Partido Trabalhista Cristão (Parti Travailleur chrétien ) des candidats monarchistes aux élections municipales (comme le Président du groupe monarquia21 à Sao Paulo dont le score sera inférieur à 1%) Les commémorations, messes et manifestations associées à l’Empire se sont néanmoins multipliées. Le monarchisme reste présent dans la vie politique du pays. Ainsi en septembre 2009, le Front parlementaire monarchiste (frente parlamentarista monarquica) à tenter en vain d’organiser des manifestations monarchistes. En 2010, lors de l’élection de l’élection préisdentielle , la branche des vassouras se lance dans la campagne électorale avec le Prince Bertrand de Bragance Orléans. Opposant le plus virulents au gouvernement brésilien, Il a mené campagne en faveur des propriétaires terriens et de la libre entreprise contre la réforme agraire qui selon lui rejette les fondamentaux chrétiens et qui favorise une révolution culturelle à caractère socialiste. Une pétition pour un nouveau référendum sera même lancé sur les réseaux sociaux. En 2011, l’archevêque de Rio de Janeiro, Monseigneur Orani Tempesta, demande au professeur Hermes Rodrigues Nery, dirigeant de la Commission diocésaine de Défense de la Vie et du Mouvement Législation et Vie du Diocèse de Taubaté (Etat de São Paulo d´ouvrir une enquête visant la béatification de la princesse Isabelle Ière. L’enquête est toujours en cours. Lors des émeutes de juin 2013, les monarchistes sont dans les rues se joignant aux émeutiers. Si des drapeaux monarchistes sont sortis dans les manifestations, le Prince Dom Louis-Gaston refuse de cautionner toute tentative de prise de pouvoir ou de création d’un parti monarchiste officiel. Malgré cette interdiction, des monarchistes ont décidé de créer un mouvement monarchiste en novembre 2013 (Mouvement de la Démocratie parlementaire royale / Real Democracia Parlamentar -RDP) qui devra se présenter aux élections générales de 2014. Chaque année sont organisée par les Pro-Vassouras « les Rencontres monarchistes » (Encontro Monárquico) qui permettent aux monarchistes de faire le bilan des activités sur l’année écoulée. On dénombre également plusieurs partis monarchistes officiels dont le Partido Monárquico Parlamentarista Brasileiro (PMPB/ Parti parlementaire brésilien), le Partido do Movimento Monarquista do Brasil (PMMB /Parti du mouvement monarchiste du Brésil) , le Partido da Construção Imperial (PCI/Parti de la Construction impériale) , le Frente monarquista (FMB /Front monarchiste du Brésil) comme diverses associations culturelles qui font la promotion de l’héritage monarchiste tel que l(Institut brésilien d'études monarchistes (IBEM) ou l’ Institut Dona Isabel I Il y’a actuellement un fossé entre les prises de positions du prétendant Louis-Gaston d’Orléans et ses partisans. Profondément catholique, le Prince est opposé à toute réforme de la famille. Son frère Bertrand a été vu aux côtés des monarchistes français en 2013 lors des manifestations contre le mariage pour les personnes de même sexe. D’un point de vue de Petropolis, on adopte des positions plus libérales d’autant que la majorité des mouvements monarchistes brésiliens incluent facilement la reconnaissance pour les personnes de même sexe. D’un point de vue politique, Dom Pierre-Charles brille par l’absence de prises de positions politiques alors que Dom Louis-Gaston les multiplie sur divers sujets liée à la vie sociale et économico-politique du Brésil. En janvier 2014, , le Partido da Real Democracia et le Real Democracia Parlamentar (RDP se sont associés afin de rassembler tous les monarchistes et participer aux prochaines élections.