Jacques Renouvin : Différence entre versions

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Alors que  le président de l'Alliance démocratique, Pierre-Etienne Flandin (1889-1958,t ministre des Affaires étrangères du régime de Vichy pendant 57 jours) , vient d'envoyer des télégrammes de félicitations au chancelier Adolf Hitler, au président du Conseil Edouard Daladier et au Duce Mussolini, au lendemain de la signature des accords de Munich (qu'il ressent comme un abandon inacceptable), le jeune avocat le giflera à deux reprises au moment ou celui-ci déposait une grbe de fleurs sur le tombeau du soldat inconnu (14 novembre 1938). Plus tard, Jacques Renouvin expliquera son geste ainsi : « ''[…] précisément parce que je suis un patriote cent pour cent, j'ai estimé qu'en portant des fleurs sur le tombeau de l'Inconnu après avoir eu le front d'envoyer ses félicitations scandaleuses à Hitler M. Flandin méritait une correction. Je l'ai donc giflé, espérant que cette leçon servirait aux Français égarés qui seraient tentés de se livrer aux mêmes bassesses'' ».
 
Alors que  le président de l'Alliance démocratique, Pierre-Etienne Flandin (1889-1958,t ministre des Affaires étrangères du régime de Vichy pendant 57 jours) , vient d'envoyer des télégrammes de félicitations au chancelier Adolf Hitler, au président du Conseil Edouard Daladier et au Duce Mussolini, au lendemain de la signature des accords de Munich (qu'il ressent comme un abandon inacceptable), le jeune avocat le giflera à deux reprises au moment ou celui-ci déposait une grbe de fleurs sur le tombeau du soldat inconnu (14 novembre 1938). Plus tard, Jacques Renouvin expliquera son geste ainsi : « ''[…] précisément parce que je suis un patriote cent pour cent, j'ai estimé qu'en portant des fleurs sur le tombeau de l'Inconnu après avoir eu le front d'envoyer ses félicitations scandaleuses à Hitler M. Flandin méritait une correction. Je l'ai donc giflé, espérant que cette leçon servirait aux Français égarés qui seraient tentés de se livrer aux mêmes bassesses'' ».
  
Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, ce fervent patriote demande à être incorporé dans les Corps francs (au grade de sergent) où il se distinguera durant la campagne qui aboutira à l'armistice de juin 1940. Blessé, il sera décoré de la Croix de guerre. Prisonnier de guerre, il s'évade de l'hôpital d'Epinal où il était retenu avant d'être officiellement démobilisé le 27 août 1940. Réfugié en zone libre (Sud), il rejoint en 1941 le  mouvement "Liberté" créé à Lyon  un petit groupe de professeurs démocrates-chrétiens (François de Menthon et Pierre-Henri Teitgen) et qu'il va fortement développé dans la région de Montpellier. Chargé de la propagande, il aide à la diffusion du journal "clandestin Liberté" et et n'hésite pas à dénoncer les collaborateurs du régime de Vichy. En Novembre 1941, le mouvement de résistance fusionne avec le Mouvement de Libération nationale qui aboutit à la création de "Combat". Il va prendre la direction des 800 à 1000 volontaires Corps-francs de la région de Montpellier (1942) qui va  activement opérer des actes de résistances dans toute la région (il sera l'inventeur des ''«kermesse''s», c'est-à-dire l'explosion de bombes dans les boîtes aux lettres de pétainistes trop fervent).
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Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, ce fervent patriote demande à être incorporé dans les Corps francs (au grade de sergent) où il se distinguera durant la campagne qui aboutira à l'armistice de juin 1940. Blessé, il sera décoré de la Croix de guerre. Prisonnier de guerre, il s'évade de l'hôpital d'Epinal où il était retenu avant d'être officiellement démobilisé le 27 août 1940. Réfugié en zone libre (Sud), il rejoint en 1941 le  mouvement "Liberté" créé à Lyon  un petit groupe de professeurs démocrates-chrétiens (François de Menthon et Pierre-Henri Teitgen) et qu'il va fortement développé dans la région de Montpellier. Chargé de la propagande, il aide à la diffusion du journal "clandestin Liberté" et et n'hésite pas à dénoncer les collaborateurs du régime de Vichy. En Novembre 1941, le mouvement de résistance fusionne avec le Mouvement de Libération nationale qui aboutit à la création de "Combat". Il va prendre la direction des 800 à 1000 volontaires Corps-francs de la région de Montpellier (1942) qui va  activement opérer des actes de résistances dans toute la région (il sera l'inventeur des ''«kermesse''s», c'est-à-dire l'explosion de bombes dans les boîtes aux lettres de pétainistes trop fervents).
  
 
[[Fichier:1288-1961-jacques-renouvin-1.jpg|350px|thumb|right|cartes de combattant hommage à Jacques Renouvin]]
 
[[Fichier:1288-1961-jacques-renouvin-1.jpg|350px|thumb|right|cartes de combattant hommage à Jacques Renouvin]]

Version du 16 mars 2016 à 12:30

Jacques Renouvin (alias : "Joseph" - Ricard - Bertrand - Paleyrac)

Jacques Renouvin

Né le 6 octobre 1945 (à Paris), étudiant en droit et avocat de métier , il sera un militant passionné de l'Action française. L'échec du 6 février 1934 remettra en cause son activiste militant et il préfère se séparer du mouvement, fondé par Charles Maurras. Il demeure pourtant un royaliste convaincu et garde en lui l'esprit des Camelot du Roy.

Le résistant royaliste

Alors que le président de l'Alliance démocratique, Pierre-Etienne Flandin (1889-1958,t ministre des Affaires étrangères du régime de Vichy pendant 57 jours) , vient d'envoyer des télégrammes de félicitations au chancelier Adolf Hitler, au président du Conseil Edouard Daladier et au Duce Mussolini, au lendemain de la signature des accords de Munich (qu'il ressent comme un abandon inacceptable), le jeune avocat le giflera à deux reprises au moment ou celui-ci déposait une grbe de fleurs sur le tombeau du soldat inconnu (14 novembre 1938). Plus tard, Jacques Renouvin expliquera son geste ainsi : « […] précisément parce que je suis un patriote cent pour cent, j'ai estimé qu'en portant des fleurs sur le tombeau de l'Inconnu après avoir eu le front d'envoyer ses félicitations scandaleuses à Hitler M. Flandin méritait une correction. Je l'ai donc giflé, espérant que cette leçon servirait aux Français égarés qui seraient tentés de se livrer aux mêmes bassesses ».

Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, ce fervent patriote demande à être incorporé dans les Corps francs (au grade de sergent) où il se distinguera durant la campagne qui aboutira à l'armistice de juin 1940. Blessé, il sera décoré de la Croix de guerre. Prisonnier de guerre, il s'évade de l'hôpital d'Epinal où il était retenu avant d'être officiellement démobilisé le 27 août 1940. Réfugié en zone libre (Sud), il rejoint en 1941 le mouvement "Liberté" créé à Lyon un petit groupe de professeurs démocrates-chrétiens (François de Menthon et Pierre-Henri Teitgen) et qu'il va fortement développé dans la région de Montpellier. Chargé de la propagande, il aide à la diffusion du journal "clandestin Liberté" et et n'hésite pas à dénoncer les collaborateurs du régime de Vichy. En Novembre 1941, le mouvement de résistance fusionne avec le Mouvement de Libération nationale qui aboutit à la création de "Combat". Il va prendre la direction des 800 à 1000 volontaires Corps-francs de la région de Montpellier (1942) qui va activement opérer des actes de résistances dans toute la région (il sera l'inventeur des «kermesses», c'est-à-dire l'explosion de bombes dans les boîtes aux lettres de pétainistes trop fervents).

cartes de combattant hommage à Jacques Renouvin

Arrestation, torture et décès de Jacques Renouvin

Recherché par la police secrète allemande (Gestapo), il est arrêté le 29 janvier 1943 à Brive-la-Gaillarde en même temps que la résistance Mireille Tronchon (sa future épouse en 1943 d'où Bertrand Renouvin), avant d'être transféré à la prison de Fresnes. Torturé durant des mois par les collaborateurs et les allemands, il ne divulguera aucun renseignement. Déporté en Allemagne le 30 août 1943, dans un très mauvais état physique, il est interné à Mauthause où il y meurt d'épuisement le 24 janvier 1944 , des suites des mauvais traitements.

Son corps n'a jamais été retrouvé. A titre posthume, Jacques Renouvin sera nommé colonel des Forces françaises de l'intérieur (FFI)

Titres

  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
  • Croix de Guerre 39/45
  • Médaille de la Résistance

Hommage de la République à un héros royaliste de la résistance

En 1961, la Vème République a émis un timbre postal, d'une valeur de 20 centimes , afin d'honorer sa mémoire.

Le Conseil de Paris a, en mai 2015, attribué à la place située à l’intersection de la rue de Rennes et de la rue Cassette le nom des résistants, mariés à la prison de Fresnes, Jacques Renouvin et à son épouse Mireille Tronchon (Tulle, 31 juillet 1908 - décédée en 1987 après une carrière de magistrat).

Bibliographie

  • François-Marin Fleutot - Des Royalistes dans la Résistance - Flammarion, 2000.
  • Dominique Lormier -Les grandes figures de la Résistance française 1940-1945_ Sud-Ouest, 2014

Lien interne

Liens externes

  • [1] : Site de l'ordre des compagnons de la Libération
  • [2] : Article hommage à Jacques Renouvin et ses actions dans le journal La Montagne (2013)
  • [3] : Reproduction du discours d'hommage en mai 1945 à Jacques Renouvin