Armand Tuffin, marquis de la Rouërie

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Armand Tuffin, marquis de la Rouërie, (13 avril 1751. Fougéres, Ille-et-Vilaine - 30 janvier 1793 au château de La Guyomarais à Saint-Denoual Côte du Nord )

Avoir une vie bien remplie, oui , mais par quoi ?

Etonnant personnage s’il en fut que cet aristocrate à la carrière militaire interrompue par un duel avec le comte de Bourbon-Busset, cousin du roi,, à la vocation pas très assurée de moine trappiste, fondateur de l’association bretonne préfiguration de la Chouannerie mais mort ni au combat, ni sur l’échafaud mais de saissisement en apprenant l’éxécution du roi louis XVI

Le retour aux armes

Le marquis, prêt au combat (Fougères).

Placé sous les ordres du général Rochambeau, celui que l’histoire connaît sous le nom de Colonel Armand retrouva avec plaisir les combats qui allaient permettre l’indépendance des treize colonies anglaises d’Amérique du nord après la victoire de Yorktown (1781) . Il y gagna la croix de Saint-Louis et l'ordre de Cincinnatus.

Le temps des échecs

De retour en France après le licenciement de sa légion de cavalerie , le franc-maçon la Rouërie cherchera à nouveau sa voie espérant se voir reconnâite un grade important en France puisque les insurgés américains avaient fait de lui un brigadier général … En vain ; C’est sur ces entrefaites qu’il fera la connaissance du docteur Valentin Chevetel, venu soigner son épouse souffrant de tuberculose pulmonaire. Malheureusement , il ne réussira pas à la sauver après eulement six mois de mariage et c’est sa trahison qui sera de facto l’istrument de la mort de La Rouerie. Se cherchant toujours un destin, la Rouërie croira le trouver en défendant les droits du Parlement de Bretagne contre les décisions royales tentant de réformer le royaume … Il n’y gagnera qu’à être un temps enfermé à la Bastille. Il ne réussira pas d’avantage à se faire députer par la noblesse de Bretagne aux Etats généraux puisque celle ci ne voulait députer personne à Versailles.

Sortir à nouveau l’épée du fourreau

Ne pouvant laiisser son épée trop longtemps inactive, La Rouërie décida de structurer dans sa province les oppositions aux événements en cours mais pour cela il lui fallait l’aval des princes , en l’occurrence le comte d’Artois, plus jeune frère de Louis XVI . Il prit donc la route de Coblentz dans les premiers jours de mai 1791 puis d’Ulm et à nouveau Coblentz mais il y gagna l’accord recherché , ce qui lui permit de revenir sur ses terres plein d’espoir et de projets . C’est ainsi que se fit jour l’idée de ce que l’histoire connaît sous le nom de l’association bretonne. Confronté à un fort développement dun nombre de personnes désirant le rrejoindre ; la Rouërie envoya à Coblentz, en mars 1792, le chevalier du Pontavice, qui revint porteur d'une Commission donnant au marquis de la Rouërie le commandement général de toute la province avec ordre à tous les fidèles sujets de lui obéir au nom du roi.

La trahison du Docteur Valentin Chevetel

L’on se doute bien que toutes les allées et venues initiées par les actions, contact et visites dont une de la Rouerie rendue aux faux saunier Jean Cottereau, plus tard surnommé Jean Chouan, ne pouvaient passer inaperçues. Ces dangers réels se trouvérent accentués par la confiance hélas aveugle que La Rouërie , qui ne pouvait concevoir que de tels hommes existassent, manifestait à Chevetel. Celui-ci s’empressa point par point de détruire tout ce que La Rouërie construisait,et ne manquant pas au surplus d’en informer ponctuellement Danton. Hélas , les marches et contre –marches incessantes qu’occasionnaient à La Rouerie les inspections républicaines dans la contrée où il vivait finr par l’affaiblir grandment et c’est alors qu’il avait une fois de plus trouvé asile cdans le château de son ami M. de la Guyomarais qu’il apprit en lisant un journal alors que ses amis s’étaient efforcer de la lui celer jusque là la nouvelle de l’éxécution du roi. Une fièvre cérébrale à laquelle il succomba dans la nuit du 29 au 30 janvier 1793 à 4 H et demie du matin se déclencha.

La deuxième mort du marquis de La Rouërie

La tombe du marquis

il est des as où un mort est aussi en combrant qu’un vivant . Sur cettte terre, le Marquis de la Rouërie avait du souvent se dissimuler, il fallait maintenant faire de même avec sa dépouille. Il était hors de question , la surveillance de la famille étant telle, de pratiquer l’inhumation dans le caveau de famille des La Guyomarais. Mais il existait, à peu de distance du château, un petit bois, le Vieux-Semis, qu‘une douve séparait du potager . C’est là que le corps du marquis reposerait, en attendant des jours meilleurs. Le corps du défunt, mis nu, de larges incisions aux bras, à l'abdomen, pour permettre à la chaux qui tapissait la fosse de pénétrer plus profondément et d'accomplir plus vite son oeuvre de destruction fut inhumé . On combla le trou, et l'on y planta un houx. Hélas ; il était dit que le marquis de la Rouërie ne trouverait pas le repos. Le jardinier Perrin qui avait aidé au sinistre ouvrage fut acculé, ivrognerie aidant , à réveler la cache. Le cadavre du marquis fut alors décapité et sa tête sanglante jetée sur le parquet du salon des La Guyomarais au pied de la maîtresse de maison. Celle ci- porterait sa tête sur l'échafaud peu de temps après avec une grande partie de sa parenté tous compromis dans l’affaire de l’Association bretonne .

L’ hommage rendu au marquis par Michel Morht : Le tombeau de La Rouërie

Dans cet ouvrage publié en 2000, Michel Morth a mis par écrit »un livre qu’il portait en lui depuis de très nombreuses années, peut-être même depuis son enfance , assurait-il ». ( Yves Loisel. Michel Morth , portrait).

Bibliographie

  • Dans cet ouvrage publié en 2000, Michel Morth a mis par écrit »un livre qu’il portait en lui depuis de très nombreuses années, peut-être même depuis son enfance , assurait-il ». ( Michel Morth , portrait).
  • Paul Romé ; La conjuration bretonne de 1792 : la Rouërie, héros malheureux, Chèvetel, ami calomnie ; Brest : Chez l'auteur, 1987.
  • G. Lenotre; Le marquis de la Rouerie et la conjuration bretonne 1790- 1793, Perrin, Paris 1910.
  • Yves Loisel. Michel Morth, Portrait . Coop breizh . 2013.

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